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Formé aux sciences humaines (sociologie, anthropologie, psychanalyse, philosophie) à l’Université de Caen, j’ai eu l’occasion de mener pendant près de vingt ans de très nombreuses expériences d’enseignement et de recherche, mais aussi d’étude et de consulting en France et à travers le monde.

Poursuivant une réflexion fondamentale sur les sociétés contemporaines et leurs contradictions, j’ai tenté de ne jamais séparer ce que je nommerai une pensée globale de la vulnérabilité dans les sociétés technoscientifiques, des enjeux sociaux, patrimoniaux et politiques qui en découlent. Ma réflexion s’est ainsi tout autant portée sur les politiques de développement territoriales et agricoles ou les politiques du patrimoines, que sur les conséquences humaines des catastrophes de Tchernobyl ou de Fukushima.

J’ai acquis la certitude que les Sciences humaines et sociales ont non seulement une légitimité dans les réflexions inhérentes aux sociétés du risques, mais qu’elles sont, seront amenées à jouer un rôle déterminant dans la recherche de solutions concrètes aux questions et aux problèmes que celles-ci nous renvoient. Le « progrès technique » et les choix technologiques ne peuvent plus être réalisés sans l’aval de la société civile et de nouvelles modalités de mise en œuvre d’une démocratie écologique se font jour. L’approche des menaces produites par l’homme sous le seul angle du risque calculable est un puissant facteur d’aggravation des situations de crise et un moteur de la catastrophe. De nouvelles approches complexes et associant des regards croisés sont devenues indispensables, mais encore faut-il savoir tirer les enseignements des catastrophes avérées.

De l’Institut National du Cancer à l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, de Tchernobyl à Fukushima, je propose de mettre mon expérience sur les risques technologiques majeurs au services de tous ceux qui, publics ou privés, cherchent à acquérir une connaissance pluridisciplinaire de ces nouveaux enjeux.